05 janvier 2008
Hypnose ... encore une révélation !
Le développement du psychisme de l'enfant commence très tôt ... débutant déjà dans le ventre de sa mère.
Etre parent est une grande responsabilité qui demande de leur part d'être extrêmement vigilant dans l'apprentissage de la vie à leur enfant.
Elever un enfant, surtout les toutes premières de sa vie, n'est pas simple et demande de la part des parents une « certaine expérience » et connaissance du fonctionnement d'un enfant, de son mode de développement et de sa sexualité.
Il suffit de lire cet article très bien fait pour s'en rendre compte :
http://www.masexualite.ca/parents/sexualite-1.aspx
A quand une école pour parents ?
Jeudi soir, j'ai eu ma 12 ème séances d'hypnose.
Cette séance fut, selon le thérapeute, très intéressante.
Comme il est de coutume, je ne me souviens de rien ... et surtout, j'ai la sensation désagréable que je tourne en rond.
Lors d'une séance précédente, nous avons pu identifier l'origine de mon mal-être. Celle-ci serait d'ordre génétique.
Mais cette fois, l'hypnothérapeute a mis en évidence quelque chose d'un peu plus insidieux et qui se serait passée entre -9 mois (j'étais encore dans le ventre de ma mère) et l'âge de 2 ans.
L'examen de mon inconscient fait apparaître que mes parents auraient souhaité avoir une fille ...
Connaissant ma mère, j'aurais tendance à dire que c'était plutôt son souhait le plus cher.
L'étude de mon inconscient révèle que je n'étais peut-être pas désirée ... (la vie de mes parents à cette époque n'était vraiment pas à envier ... ceci pouvant expliquer cela ...)
Pour compliquer davantage les choses, mes parents ont eu une « mauvaise » approche de mon apprentissage de la vie durant mes 2 premières années, ce qui a contribué à développer le sentiment que je suis femme et non un homme.
Certe, je n'ai de mémoire jamais été habillé comme une fille, mais le flottement qu'il y a eu dans mon éducation a contribué à la mise en place de ma dysphorie de genre qui c'est réellement manifestée vers l'age de 10 ans.
Étant l'ainée (j'ai 2 frères ... le dernier n'était pas désirée non plus ...), je peux comprendre que mon éducation ait été un peu superficielle, imparfaite voire chaotique. J'étais leur premier enfant, et je pense qu'ils ne savaient pas trop comment gérer cette naissance et surtout ... comment m' »éduquer »
Et maintenant, sachant tout cela, je m'oriente vers quelle destinée ?
Je n'en sais fichtrement rien.
Afin d'essayer de comprendre ce qui s’est passé les 2 premières années de ma vie et tenter de clarifier ma situation ( Qui suis-je ? Je vais où ? Suis-je plus fille que garçon ? Dans quel genre me sentirais-je mieux ?...), je vais suivre une séance d'hypnose approfondie d'une durée de 2 heures.
Je souhaiterais également que le thérapeute m'aide à entrer seule en hypnose : c'est ce que l'on appelle l'auto hypnose.
L'auto hypnose devrait me permettre seule d'avoir un accès direct à mon inconscient et ainsi prendre ma vie entre mes mains. Par des suggestions, je devrais être capable de mieux me maîtriser, de développer certaines capacités et de corriger certains « défauts », ce qui pourrait s'avérer utile notamment dans ma vie privée et professionnelle mais aussi afin de mieux « gérer » ma transition.
Nous verrons si tout ceci amène à quelque chose de viable. J'en ai besoin et surtout je dois MAINTENANT avancer !
Bisous.
Karine
14:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : journal intime
15 décembre 2007
Un faisceau d'explications
Dernière des 10 séances d'hypnose et enfin une analyse.
L'hypnose a révélé que j'avais été victime d'attouchements vers mes 9/10 ans.
Cela aurait peut-être pu expliquer mon mal-être actuel, mais ce n'est malheureusement pas le cas ! (« malheureusement », car si mon mal-être était la conséquence de cet événement, une psychothérapie m'aurait permis de me débarrasser à tout jamais de ce « problème »)
De plus, cet événement malheureux (ce dont je n'ai aucun souvenir) ne représenterait que 1 % de l'origine de mon mal-être.
En fait, mon mal-être que je vais appeler « dysphorie de genre » puisque c'est son nom scientifique, est d'origine génétique.
Pour compliquer un peu la situation, j'ai compris (à vérifier tout de même) que la dysphorie de genre peut se décliner en 2 « sous-catégories » :
— d'un côté, vous avez les hommes ou les femmes qui « souffrent » de dysphorie de genre parfaitement délimitée, c'est-à-dire que le psychisme est en décalage à 100 % avec le physique.
— de l'autre, vous avez un état intermédiaire, où la personne se retrouve dans un état que je vais appelé « neutre », incapable de s'identifier clairement à un genre masculin ou féminin SAUF en « état de crise ». Son corps sera prédominant (et non dominant) vers un genre tandis que son psychisme sera prédominant vers le genre opposé. Se rajoute à cela une « zone » de floue... d'où la difficulté de s'identifier à un genre déterminé.
Résumons tout cela sous forme d'une image : (à gauche le corps, à droite le psychisme)
— l'image du haut représente le premier cas : un corps en opposition à 100 % avec son psychisme. Une « simple » transition (Dieu sait que ce n'est pas aussi simple que cela) résoudra le problème et permettra à la personne de (re) vivre enfin sa vie, comme cela aurait toujours du être. Elle sera enfin libérée !
— l'image du dessous représente un corps à prédominance masculine et un psychisme à prédominance féminine (pour le cas des hommes qui se sentent femme, et l'inverse pour les femmes qui se sentent homme). La zone grise représente une zone de flou qui doit ABSOLUMENT être « éclaircie » avant de s'orienter de façon définitive vers un genre ou un autre.
La réussite d'une transition est quasi acquise pour les personnes se situant dans le premier cas.
Dans le deuxième cas, une transition basée sur une incertitude pourra amener à un résultat en demi-teinte voir à la catastrophe, car la personne s'apercevra malgré elle que sa transition (qui est irréversible !) ne résout en rien son mal-être. Mais ce sera trop tard...
En ce qui me concerne, me retrouvant dans le second scénario, je vais poursuivre mes séances d'hypnose afin de tenter d'éclaircir cette zone de flou.
L'objectif sera de mettre en évidence une tendance vérifiée et sure vers le genre qui prédomine en moi.
Sans une tendance claire, je serais toujours dans l'inconnu ce qui m'empêchera de m'orienter vers un genre, de l'accepter et éventuellement de subir toutes les tracasseries nécessaires à la « mise en conformité » au genre visé.
J'espère sincèrement y arriver, car je ne peux pas rester « neutre »... je DOIS savoir vers quel genre je dois m'orienter (celui de mon corps actuel ou celui de mon psychisme ???)... il en va de ma santé mentale (manque de confiance en soi et tous les dégâts que cela engendre), mais aussi... de ma vie.
La suite au prochain numéro.
15:25 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Journal Intime
10 décembre 2007
2007 - Révélations ... première partie ...
Il a fallu attendre décembre 2007 et pratiquement 10 séances d'hypnose pour ENFIN apprendre le pourquoi et le comment de mon amnésie d'une partie de ma vie, celle d'avant mes 9/10 ans.
Et oui ! Malgré un nombre incalculable de séances chez les psychothérapeutes, psychiatres, professeur en psychiatrie et psychologues, l'hypnothérapie a mis en lumière deux événements majeurs.
Tout d'abord, j'ai appris que j'avais été victime d'attouchements vers mes 9/10 ans.
Je ne sais pas encore grand chose juste que la personne s'appelait G., que cela c'est passé lors d'un séjour en colonie et que ce G. m'aurait « massé » la poitrine ...
Le problème, c'est que je ne me souviens de rien. Normal me répond le médecin car c'est une situation traumatisante, surtout à cet age.
J'ai donc « enquêté », d'abord sur le net, puis auprès de ma mère.
La seule information que j'ai obtenu concernait mon seul et unique séjour en colonie sanitaire à Seyne-les-Alpes durant la période où j'ai vécu à F.
Peut-être vais-je en apprendre davantage lors de ma dernière séance d'hypnose ... wait and see.
À la lumière de cette « révélation », certains d'entre vous vont penser que l'origine probable de ma dysphorie de genre est toute trouvée. Que nenni ! Ce serait trop simple !
La seconde révélation concerne justement l'origine de mon mal être.
Génétique ! Vous avez bien lu, l'origine de ma dysphorie de genre est ... génétique.
Pour faire simple, nous allons dire que lors de ma conception, mon corps s'est développé avec une dominante masculine, tandis que mon psychisme lui s'est développé avec une dominante féminine.
CQFD.
21:50 Publié dans Journal intime - mon enfance | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


